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Une peinture… Une histoire : Le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault !

Bienvenue dans cette nouvelle rubrique, où notre but sera de te présenter une oeuvre d’art, parfois mondialement célèbre, ainsi que l’histoire véritable qui se cache derrière.. Et cette histoire est très souvent inconnue aux yeux du public !
Sans plus te laisser attendre, c’est avec Le Radeau de la Méduse de Géricault que l’on va ouvrir le bal.

Mais au fait… Qui est Géricault ?

Comment présenter une oeuvre d’art sans présenter son créateur?
Né en 1971 à Rouen, il grandit dans une famille aisée qui lui permet d’explorer ses talents d’artiste sans se soucier de moyens financiers. Son oncle ainsi que sa femme l’encouragent à poursuivre des études artistiques, chose qu’il fera puisqu’il s’inscrit à l’école des Beaux Arts. Mais c’est surtout l’une de ses oeuvres, Portrait équestre du lieutenant Dieudonné (et pas le Dieudonné du 21e siècle, n’est ce pas!) qui le fera connaître aux yeux du public. Il y rencontre de nombreux peintres, notamment Eugène Delacroix, dont on t’avait brièvement parlé dans un précédent article.

Et c’est son voyage en Italie qui l’inspirera le plus, tant les peintres de la Renaissance italienne le fascinent (en particulier Rubens et Michel Ange). Un monde qui laissera sa trace en lui puisqu’il inspirera désormais toutes ses oeuvres, en particulier Le Radeau de la Méduse, qui est, sans doute, son oeuvre la plus marquante et l’une des plus imposantes du Louvre (presque 5 mètres de hauteur et 7 mètres de largeur, rien que ça)!

L’histoire derrière cette oeuvre

Du titre initial Scène d’un Naufrage, l’histoire de ce tableau est tout aussi sombre que la souffrance qui s’en dégage.
Représentant quinze hommes s’abandonnant à la folie et à la détresse sur un radeau, avec, au loin, un navire censé les secourir.

Mais cette scène la n’est pas du tout le fruit de son imagination. Elle est inspirée d’un évènement historique tout aussi tragique s’étant déroulé en 1816, soit 3 années avant l’achèvement de sa peinture. Et cet évènement est celui de l’embarcation de la marine française, la «Méduse », qui, sur la route du Sénégal, près de la Mauritanie s’échoue avec près de 400 personnes au bord. Pris de panique, l’équipage se réfugie sur un radeau de fortune qui part à la dérive avec près de 150 personnes au bord, dont 15 qui survivront et dont la découverte se fera 12 jours plus tard.

 

 

15 survivants qui perdront totalement toute notion d’humanité, puisqu’ils auront tout enduré: famine, détresse, folie, agonie, suicide, réclusion et même cannibalisme..
Tu l’auras compris,  quinze rescapés qui auront subi un traumatisme psychologique tellement fort qu’il a été immortalisé à jamais à travers cette peinture.
Peinture qui représente le moment où, au bout du treizième jour passés sur le radeau, les survivants voient enfin un bateau approcher, synonyme de délivrance.. Mais y a t il encore un espoir de délivrance après tous les traumatismes vécus?

Un message derrière cette toile

Bien plus que la description d’un évènement tragique, c’est aussi la dénonciation d’une affaire d’état, puisque le chef de navire était nommé par une monarchie élue depuis peu. Sans oublier sa prise de position contre l’esclavage : il y peint trois figures d’hommes noirs, alors que, sur les faits réels, il n’y en avait qu’un seul parmi les rescapés. Il dénonce ainsi rudement la traite négrière, qui se pratique toujours malgré son interdiction. Tous les moyens sont alors bons pour attirer l’attention, et ça a bien réussi, puisque son oeuvre a tout simplement fait scandale à l’époque !

En tout cas, ce tableau était une obsession pour Géricault. Sans compter toutes les esquisses réalisées avant sa production, il a fait poser plusieurs peintres, dont Eugène Delacroix, et même deux survivants du naufrage.
Et son travail a porté ses fruits, puisqu’il devient une oeuvre phare du romantisme. Et ça tombe bien, car on t’en a déjà parlé juste ici !



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