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L’histoire des tatouages berbères à travers les siècles !

Tu as certainement déjà vu au moins une fois dans ta vie des marques vertes ou noir sur le front ou le menton de certaines femmes âgées. Plus que de simples rites, ces tatouages ont carrément pris une dimension artistique et sont riches en histoire. Si tu t’es déjà demandé ou te demandes d’où ça vient, le Souk se fait un plaisir de t’éclairer sur le sujet !

Les origines du tatouage

Les tatouages, ça ne date pas juste de l’époque de nos grands mères Tamo et 3bouch. Eh oui, c’est bien plus vieux que ça ! Ça remonte carrément à l’époque pré-islamique, attestée depuis l’antiquité dans les tribus berbères en passant de l’Afrique méditerranéenne au nord à l’Afrique subsaharienne.

 

 

Et à quoi servaient-ils ?

A l’époque ou la sorcellerie était redoutée (ça n’a pas changé tu me diras), ces tatouages étaient un peu une sorte de protection contre le mauvais sort -l3ayn en d’autres termes-, et étaient médiateurs entre les humains et l’esprit. Grâce à ces tatouages, en quelque sortes chouafa ne pouvait donc plus te ramener Mestapha.
Ils avaient aussi d’autres utilités: de tribus en tribus, ils étaient représentatifs de signes distinctifs ou de statuts sociaux : par exemple, une femme veuve pouvait porter un tatouage sur le menton (appelé siyâla) qui se prolongeait jusqu’aux oreilles pour rappeller la barbe du défunt.

 

Sans oublier qu’on attribuait à ces tatouages des vertus guérisseuses : une coutume symbole de chance et de fortune.

Et l’arrivée de l’Islam ?

Tu sais probablement que les tatouages sont prohibés et même maudits dans la religion musulmane. Mais cette pratique était déjà tellement ancrée que ça ne l’a pas empêchée de se perpétuer.
Les ouchams ( “marque” en berbère) se sont, petit à petit substitués en des tatouages à l’hénné, qui ont l’avantage de se dissoudre avec le temps. Lkoul mouchkil 3endou 7el !

 

 

Des tatouages qui ont une symbolique

Les tatouages amazighs se composaient de motifs très particuliers, tous aux formes géométriques. Voici un résumé des symboles que l’on retrouve souvent :

 

 

Et avec le temps, le tatouage s’est transformé en un art, tout simplement. Plus qu’une coutume, c’est devenu un véritable symbole esthétique. Les femmes berbères ont pendant longtemps considéré cette pratique comme ayant une portée érotique, complétant et embellissant leurs bijoux et leurs toilettes. Un outil pour se sentir plus féminines, dissimuler leurs imperfections et même donner plus de profondeur aux traits de leurs visages et leurs corps.
Véritable arme de séduction, on comprend pourquoi autant d’attachement s’est créé autour.
Elle est belle notre culture !



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